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Immobilier haut de gamme sur le littoral : Pas de surcote pour les maisons familiales...

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    redac
  • 12 mai 2014
  • 2 min de lecture



Le marché des résidences en bord de mer est à l’aune de la société française. Il reflète les changements d’aspirations de nos contemporains, les évolutions de leurs moyens financiers. Il donne aussi une indication de leur âge. Bien sûr, ce marché traduit également la nouvelle donne imposée par la conjoncture économique internationale.


S’agissant des évolutions sociétales, de Deauville à Porto Vecchio, les collaborateurs de BARNES dressent sur tout le littoral le même constat : la notion de maison de famille est en désuétude. Les biens ne restent plus dans le même patrimoine pendant cinquante ans et plus.


Au contraire, la rotation s’accélère. Sur la côte basque, par exemple, les biens changent de propriétaires tous les cinq à dix ans.


Autre évolution dans les souhaits manifestés, la résidence secondaire peut devenir principale. La tendance est notamment constatée aux abords d’Arcachon, du Pyla et du Cap Ferret, ainsi que de Biarritz.


De fait, sur l’ensemble des côtes, les transactions se révèlent très souvent réalisées par des chefs d’entreprises qui réinvestissent une partie du fruit de leur cession. Ce phénomène est particulièrement constaté à Saint-Tropez où avec cette population, le marché reprend doucement après une certaine atonie.


Ces nouveaux retraités argentés contribuent évidemment à augmenter l’âge moyen des acquéreurs. Cette tendance lourde est cependant atténuée par des profils atypiques : riches traders français exerçant à Londres ou Singapour, cadres dirigeants expatriés dotés d’un pouvoir d’achat exceptionnel.


A Deauville, les vendeurs intransigeants préfèrent retirer leur bien du marché en attendant la reprise. Mais cette dernière pourrait se révéler hypothétique si l’offre ne se met pas au diapason de la demande. Faute d’adéquation, des biens se retrouvent sans acquéreur sur la côte normande depuis plusieurs années.


La palette des prix :

- Deauville : entre 400 et 800 000 €. Peu de transactions à des prix supérieurs à 1 million d’euros.

- Arcachon, Pyla, Cap Ferret : entre 700 000 et 2,5 millions d’euros

- Côte basque : entre 500 000 et 1,5 million d’euros. Une transaction à plus de 5 millions d’euros pour une maison Art Déco vue mer et golf.

- Provence et littoral : entre 800 000 et 1,5 million d’euros.

- Cannes : entre 15 000 et 20 000 € le mètre carré pour les appartements. Prix des - villas entre 700 000 et 95 millions d’euros !

- Saint-Tropez : entre 1 million et 14 millions

- Corse : preuve d’une montée en puissance spectaculaire vers le luxe, une villa vendue 5 millions d’euros à Porto Vecchio.


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